Réflexions d’un bout de papier © par Michel A. Di Iorio

J’écris ce qui me passe par la tête, farfelu ou non, quoique mes écrits ne changent rien à la destruction cellulaire qui me consume à petit feu. Je dépense les moments qui me séparent des griffes du néant à enregistrer mes rêvasseries pour la postérité, et pour soulager un égo froissé par l’usure et l’oubli.

Quoi qu’il en soit, je ne peux m’empêcher d’esquisser ne serait-ce que le spectre d’un sourire en coin à l’idée que mes vocables personnifient le marginalisme qui a ponctué mon existence, et ma déchéance; les mots ayant joués un rôle prépondérant avant, et depuis ma mort. Je dis ‘depuis’ car je suis déjà mort. Les cellules de mon organisme emmagasinent cette information à un rythme ahurissant. Le temps restant me file donc entre les fibres au rythme des mots qui se couchent sur mon ventre.

Avec votre indulgence, je poursuis donc ma réflexion… (à suivre…)

 

 

Réflexions d’un bout de papier © par Michel A. Di Iorio

Advertisements