Tu aurais eu 26 ans… © 2005, par Michel A. Di Iorio

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Le temps coule du goulot de mon vieux sablier
comme le flot de ma vie qui s’écoule vers la mer;
et ta fête se proclame sur mon calendrier,
quoiqu’inscrit dans mon cœur – mon portail vers l’enfer.

Une année se rajoute et se greffe à ma barbe
qui adopte, comme saveur, la vanille de l’hiver;
et ta fête prend l’allure d’un convive qui cauchemarde,
quoiqu’il croit devenir son propre tortionnaire.

Je me retrouve entre quatre murs, le cœur vide comme mon verre,
en pleurant ton absence au son de ta guitare;
je feuillette tes albums d’empressements littéraires,
et je caresse chaque mot de mes doigts, en buvards.

26 ans se soulignent dans les cœurs des anciens,
et chacun l’articule en doux souvenir de toi;
moi, je couche mes pensées sur un lit shakespearien,
pour te dire que je t’aimerai toujours, mon petit roi.

Joyeux anniversaire,

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Tu aurais eu 26 ans… © 2005, par Michel A. Di Iorio

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